lundi 2 mars 2015

Quand les gestes ordinaires deviennent extraordinaires



Petit retour sur la victoire de samedi face à une équipe musclée d’Arles Avignon.
Nous avons vu des joueurs concernés, avec de l’envie, solidaires et motivés.
Même si après le pénalty manqué, on a senti un Sporting encore fébrile dans les têtes et désorganisé sur le terrain, on peut dire que dans l’ensemble, tout le monde et à tous les niveaux, a donné satisfaction. Tout le monde a tenu son rôle et a pris ses responsabilités.
Sadani disait, dans une interview, avoir assisté à un match d’hommes. Et il s’en réjouissait. Nous aussi….
Sur les deux buts, on a vu une belle liesse collective et en dédiant ces buts au coach, le message envers la tribune était clair : nous sommes une équipe soudée, tous derrière notre coach.
Et le public de Depallens gardera longtemps dans sa mémoire cette joie collective.
Généralement on garde en mémoire les choses plutôt extraordinaires, marquantes et belles.
Ce qui peut rendre perplexe dans le cas présent, c’est qu’une véritable équipe devrait toujours se comporter ainsi, devrait toujours livrer des matches d’hommes, ne rien lâcher et combattre même après un coup dur comme un pénalty loupé. C’est ce visage là, qui faisait autrefois notre ordinaire à Bon rencontre. Aujourd’hui ce visage est si rare qu’il en est devenu extraordinaire…  
Les banderoles placées en Mouraille disaient la même chose. Nous avons été entendus…
Et que la victoire est encore plus belle quand cela se passe ainsi ! Cerise sur le gâteau, nous avons admiré un Boukhit impérial et un Gomis étincelant. Mais c’est avant tout le combat de toute une équipe qui est à saluer.
Une équipe soudée avec son coach et son président. Un discours dans les vestiaires bien senti, une envie de prouver que le Sporting vaut mieux et qu’il ne mérite pas son classement actuel.
On ne va pas refaire la saison, mais si un message est passé samedi soir, c’est tant mieux.
Ce Sporting là peut gagner tous les matches restants, ce Sporting là sera difficile à faire chuter.
Et peut être que nos mémoires ne retiendront de cette saison que les neuf derniers matches… C’est tout le mal que l’on se souhaite…
Allez Toulon !