vendredi 6 décembre 2013

ITW JULIEN LELEU


Photo NM
  • "le foot, c'est la guerre"  Gagner ses duels au sol, aérien, offensif, défensif, le combat, manger l'adversaire, le sang de poule...

  • "J'ai 24 ans, je suis né à la Réunion, je suis Franco Malgache. J'ai grandi à Montluçon (Auvergne, Allier), ville où j'ai commencé le foot à l'âge de 11 ans dans le club de mon quartier: US Bien Assis. L'année suivante, j'intégrais le club du coin qui montait en puissance: AS Domérat. A 13 ans, le club phare de la ville (EDS Montluçon) me recrutait et en parallèle, je quittais ma famille pour intégrer le centre de pré-formation de football de Vichy (CREPS). Ensuite, toujours en étant au pôle espoir de Vichy, j'intégrais le club majeur de la région pour évoluer en 14 ans nationaux: le Clermont Foot Auvergne 63. J'ai continué ma formation dans ce club (16 et 18 nationaux) jusqu'à mes 19 ans, âge à partir duquel j'intégrais la réserve en senior CFA2. Après des débuts prometteurs avec la réserve, j'intégrais le groupe professionnel de ligue 2 (entraîneur Didier Ollé-Nicole) à la mi-saison. Tout de même, je continuais de jouer avec la réserve sous la responsabilité d'une personne que vous connaissez sûrement: Jean Noël Cabezas. Les deux années suivantes, je faisais parti à part entière du groupe professionnel (entraîneur Michel Der Zakarian) avec l'objectif de passer professionnel. Aussi, c'est à cette période là que la sélection internationale de Madagascar s'est manifestée afin de me proposer de porter le maillots du pays de mes origines (matchs amicaux, matchs de qualification pour la CAN). Cependant, au bout de ces deux années, je voyais mon objectif principal de devenir professionnel s'éloigner. Je baissais complètement les bras et voulais me consacrer uniquement à mes études quand Emmanuel Desgeorges, coach du SA Thiers (CFA2), ville proche de Clermont-Ferrand, me proposa de le rejoindre et de me relancer. Après une saison pleine, je continuais ma progression en signant l'an dernier à l'AFC Compiègne (CFA) où j'ai pu aussi faire la totalité des matchs.
  • Après de nombreux échanges avec le Président Claude Joye qui me connaissait très bien, attiré par le projet du Sporting Toulon Var, sensible au contexte particulier de ce club, et soucieux de remettre ce grand club à la place qu'il mérite, me voilà à Toulon...
    Il est toujours difficile de trouver sa place dans une équipe toute nouvelle, je ne connaissais aucun joueur. Mais différents éléments ont été facteurs d'une bonne intégration: nous sommes deux joueurs de Compiegne, avec Flavien Rosset, donc c'est plus simple pour trouver ses marques au début; les "anciens" du groupe, à l'image des Zaiani, Maraninchi, Blanc, etc. m'ont tout de suite prit en main; enfin, le coach Momo par ses valeurs relationnelles et son souhait de construire un groupe soudé, a permit à chacun de nous de trouver sa place dans l'équipe.
    Le championnat va être long, j'espère que l'on va faire une très bonne première partie en essayant d'être placé dans une position intéressante à la trêve. Cependant, il faut prendre les matchs un par un. Chaque match est une étape à franchir de la meilleur façon possible. Prendre zéro but, en marquer le maximum, voilà comment aborder chacune de ses étapes. Ma coupe, c'est chaque weekend de championnat. La Coupe de France n'est pas la priorité. On jouera les matchs pour les gagner bien entendu, mais il ne faut pas perdre l'objectif principal du club.
    Comme me répétait souvent mon ancien coach Jean Noël Cabezas : "le foot, c'est la guerre": Gagner ses duels au sol, aérien, offensif, défensif, le combat, manger l'adversaire, le sang de poule... Voici l'ensemble du vocabulaire qu'il m'a inculqué, et j'en fais ma devise.
    Mon objectif est simple: Après avoir vécu une descente l'an dernier avec Compiègne, je compte sincèrement vivre les sensations inverses cette année ! Et plus personnellement, c'est de faire une saison pleine, en gagnant l'estime et la confiance du coach et surtout des joueurs.
    Pour terminer: allez Toulon ! Et pensée à ma clic de Kemer..."