dimanche 18 novembre 2012

Toulon 1 / Monaco 3


Le rêve était trop beau !



A entendre toutes les prédictions, le Sporting devait être comme un yacht à la dérive se fracassant contre le rocher monégasque et offrir sur un plateau un résultat princier aux Rouges et Blancs. Au casino de Monté Carlo cela s’appelle un coup de bluff. Ici à Toulon cela s’appelle une galéjade…

Nous ne sommes ni au Bal de la Rose, ni au Festival du Cirque. Les grosses cylindrées du Grand Prix ont calé face aux pointus de la Rade et il s’en est fallu de peu que la relève de la garde se pare d’azur et d’or.

Les Monégasques pouvaient s’écrier selon leur devise « Deo Juvante » (avec la grâce de Dieu), la réponse viendra plutôt de l’homme en noir qui viendra maintes fois au secours de la monarchie d’opérette et de son club.

Comme un ouragan, le Sporting en misant sur sa fraîcheur décomplexée parviendra pendant 120 minutes à faire douter les cadors de ligue deux et à insuffler sur Bon Rencontre un parfum délicieux de folie et d’espoir que l’on n’avait pas senti depuis des lustres.

A la fin du temps réglementaire tous les gobies du musée océanographique pouvaient
écarquiller les yeux face au panneau d’affichage. L’ogre monégasque venait de se faire bousculer et de bien bel manière.

Le Sporting, parlons en justement ! Que cette équipe est séduisante ! Ca fait deux semaines que l’on se régale. Le potentiel est là, prêt à éclater. Une équipe que l’on attendait depuis des années, qui mouille de maillot, une équipe généreuse, qui se bat avec ses armes, une équipe de guerriers. On le crie haut et fort, cette équipe là

Photo NM
, quand elle joue comme ça, nous plait.

La première période a été compliquée à gérer, on sentait nos joueurs un peu crispés, comme tétanisés. L’ampleur de la tâche était difficile, la médiatisation inhabituelle et le stade très garni. Beaucoup de pression sans doute et la peur de mal faire.

La seconde période voyait des toulonnais conquérants, entreprenants, décomplexés, qui
osaient. Du haut de leur jeunesse, les Azur et Or allaient planter ce but, qui faisait littéralement chavirer BR. La suite on la connaît…
De mémoire de supporter, cela faisait vraiment longtemps, que l’on n’avait pas été à pareille fête. Gageons que les tous les curieux auront été séduits par notre équipe et qu’ils sauront bientôt retrouver le chemin du stade. Notre équipe le mérite.

Le Sporting, à ce rythme là, doit survoler le championnat, à commencer le week-end
prochain au Cros de Cagnes. Place maintenant à notre objectif principal : la conquête lu CFA.

Une année passionnante s’ouvre à nous…

Et cela même si hier soir sur le chemin du retour, du côté du Mourillon, seul sur le sable, les yeux dans l’eau, mon rêve était trop beau…

Cr F.A