jeudi 15 décembre 2011

U17 Nationaux: -J8- Match en retard...

A une seconde près... !

Face au leader, les Toulonnais ont livré un combat de tous les instants...
(Photo: C.Rainaud)

"Il faudra jouer chaque match à la maison comme un match de coupe. On est pas fini: Mes joueurs sont motivés, je suis confiant car j'ai l'espoir qu'on va se maintenir" disait il y a peu Mohamed Hachfi, l'entraîneur des U17 Nationaux.
En match en retard de la 8ème journée, le STV recevait à Meggiolaro l'élite du football hexagonal de la catégorie: l'OGC Nice. Cette équipe issu du centre de formation pro du club azuréen, leader invaincu avec la meilleure attaque et la meilleure défense du championnat (4 buts en 12 matchs) et nantie de 3 internationaux (le goal, le meneur de jeu et l'attaquant axial), faisait vraiment figure d'épouvantail face au Sporting, lanterne rouge avant la rencontre.

Les azur et or rentraient les premiers dans le vif du sujet en essayant de prendre à la gorge leur adversaire du jour. Gros pressing et volonté de jouer tous les coups à fond, le STV trouvait rapidement l'ouverture et ouvrait le score (1-0, 5ème). Les Niçois bousculés avaient du mal à poser leur jeu durant de nombreuses minutes, pourtant sur un contre à l'extrême limite du hors-jeu ils parvenaient à revenir à la marque (1-1, 19ème).
Ce but contesté n'enrayait pas la volonté des Toulonnais qui se projetaient résolument vers l'avant en provoquant l'arrière garde Niçoise. Sur un corner, Aziz au second poteau smashait d'une tête un ballon qui terminait sa course dans la lucarne des visiteurs. A l'énergie le Sporting reprenait l'avantage (2-1, 33ème).
Hélas, tous ces efforts n'allaient pas être récompensés: peu avant la mi-temps, sur une erreur de marquage, les Nicois égalisaient de nouveau (2-2, 39ème).

A la pause dans les vestiaires le coach et le manager général du STV, H.Parisot remontaient les troupes et recadraient l'animation de jeu des azur et or.
Les deux équipes revenaient sur la pelouse avec la ferme intention de s'imposer, les visiteurs faisaient de suite monter la pression en jouant plus haut et surtout beaucoup plus vite. Le Sporting subissait l'impact physique et technique des Niçois mais la défense azur et or faisait front. Les duels étaient nombreux et âpres, tous les acteurs se livraient sans compter et le jeu prenait une autre dimension, beaucoup plus animé: Sur la pelouse de Meggiolaro, on tutoyait le haut niveau.
Les minutes passant, la grinta des Toulonnais allait peu à peu prendre l'ascendant: l'attaque Toulonnaise multipliait les raids devant le but adverse et le portier Niçois était tout heureux de voir une frappe de Sylva effleurer son poteau avant de sortir. Le Sporting ne lâchait rien et soutenait largement la comparaison avec le leader. Il allait même le surpasser quand Amardjia parfaitement lancé dans la profondeur, éliminait un défenseur, résistait au retour d'un autre et glissait le ballon sous le gardien venu à sa rencontre (3-2, 82ème). Les azur et or reprenaient le large et ce n'était que justice eu égard des efforts consentis.

Amardjia trompe Hassen, le portier Niçois...
(Photos: C.R)

Il ne s'en fallait de peu pour Sylva qu'il n'aggrave le score en faveur de Toulon, mais cette fois le portier Niçois était le plus prompt.
Le temps réglementaire était déjà bien écoulé quand l'arbitre indiquait 3 minutes de temps additionnel et celles-ci étaient largement dépassées quand sur un tir de 20 mètres effleuré du bout des doigts par le gardien Toulonnais, les visiteurs s'arrachaient d'une défaite qui semblait inéluctable (3-3, 95ème).
L'arbitre faisait jouer l'engagement et sifflait immédiatement la fin dans la stupeur générale.

Le Sporting revivait le même cruel scénario que face au Puy où il était rejoint au tout dernier moment. Mais ce Sporting là, pouvait sortir la tête haute de cette opposition, il avait fait douter le leader et montré toutes ses qualités mentales et techniques: En jouant comme cela, il peut fermement croire au maintien.