jeudi 9 juin 2011

Le STV en sursis

Vers le dépôt de bilan...?


A.Bencivengo, P.Bataillé: la balle de match est dans leur camp...
(Photo: Socios du STV)


Réunis à la mairie de Toulon hier matin, le maire Hubert Falco avec plusieurs élus de l'agglomération et du département , les dirigeants du Sporting (président de la S.A. et de l'association), les commissaires aux comptes ainsi que les représentants des associations se sont rencontrés afin de faire le point sur les déboires financiers du club et sur la sanction sportive que lui a infligé la DNCG.

H.Falco: "La situation est dramatique !"

Le maire faisait état dans un premier temps d'un abyssal déficit cumulé des comptes de l'association et de la S.A. du STV en se basant sur les chiffres apportés par les commissaires aux comptes. En dépit d'un important soutien sans faille des collectivités territoriales, le passif s'élèverait à un peu plus d'un million d'euros mettant le premier magistrat de la ville dans une "situation inconfortable qui me blesse, qui blesse tous les Toulonnais" a t-il précisé.
H.Falco affirme qu'il ne pourra plus verser de subventions au Sporting si son bilan n'est pas certifié par un commissaire aux comptes, ce qui pourrait être assimilé dans le cas contraire à un soutien abusif voire à un comblement de passif.

P.Bataillé: "Je me bats pour rétablir les chiffres..."

Le président de la S.A. a réfuté les chiffres annoncés par les commissaires aux comptes se basant sur l'expertise du comptable du club. Le déficit s'élèverait en fait autour des 400000 euros et P.Bataillé a jeté les bases d'un plan de redressement des comptes sur une période de trois ans.

S'en est suivi un vif débat sur la réalité des chiffres, l'opacité de ceux-ci et de leur mode de calcul à travers les résultats divergents de l'expert comptable et des commissaires aux comptes.

Au final, le maire s'en remet aux efforts des dirigeants du club pour présenter des comptes pouvant être certifiés et leur réussite en appel devant la DNCG, conditions sine qua non du maintien des subventions. En dépit de cela, chacun devra assumer ses responsabilités et si le STV venait à subir une nouvelle procédure de liquidation, comme celle de 1998, la municipalité s'engage a relever le club sous une forme uniquement associative.

Plus que jamais le compte à rebours continu son inexorable décompte vers une chute annoncée tant les conditions pour sa survie paraissent bien difficiles à être réunies.
La balle est dans le camps du président P.Bataillé et de l'actionnaire majoritaire A.Bencivengo pour trouver une solution fiable et pérenne qui puisse sortir le Sporting de l'impressionnante ornière dans laquelle ils l'ont jeté et qui se referme de plus en plus sur lui.
Le temps presse, le temps manque mais pas les rumeurs d'improbables repreneurs/investisseurs.
Sils existent, c'est maintenant... Ou se sera trop tard.


Pour le site de l'association des Socios du STV, voici un extrait de la teneur des débats, hier à la mairie de Toulon: