jeudi 23 juin 2011

Avant l'appel devant la DNCG

P.Bataillé: "Le vrai combat, c'est sauver le club..."

A quelques jours du fatidique appel (le vendredi 1er juillet prochain) devant la DNCG de la décision d'exclure le STV de toutes compétitions nationales, le président Pascal Bataillé a rencontré une délégation de supporters et des représentants de l'association des Socios pour faire un point sur les enjeux devant la commission de contrôle fédérale.
Ces derniers sont multiples: Maintenir le Sporting au meilleur niveau de compétition possible, assainir l'aspect financier du club et lui donner les moyens de relancer une dynamique durable dans le temps.

Maintenir le club en CFA est la priorité absolue pour les dirigeants du STV et un souhait partagé par l'ensemble des supporters azur et or, surtout en rapport aux conséquences chaotiques tant sportives, qu'administratives et financières qu'auraient sur le sporting une relégation en Ligue régionale au niveau DH voire DHR.
Seulement depuis plusieurs saisons la situation économique du club s'est dégradée pour de multiples motifs et son image s'est sensiblement ternie vis à vis des supporters, des collectivités territoriales et des instances sportives.
L'arrivée de P.Bataillé à la tête du STV a permis au club de franchir certains obstacles, notamment en obtenant en appel l'annulation de la mesure de rétrogradation de l'équipe première en CFA2 en juin 2009.
Aujourd'hui la situation est encore dramatique devant la DNCG qui exige, entre autre, que le président du STV soit majoritaire dans l'actionnariat de la SASP. Le rachat des parts d'A.Bencivengo qui était acté pour juin 2010, l'augmentation de capital qui aurait dû intervenir en décembre n'ont pas été réalisé mettant la commission de contrôle en alerte vis à vis du club d'autant plus que les chiffres de son déficit financier se sont affolés entre temps.
En début d'année des mesures drastiques d'économie ont été faites (-13000 euro par mois) et produites devant la DNCG qui lui ont permis d'obtenir l'arrivée de l'attaquant Y.Di Tommaso malgré la mesure d'interdiction de recrutement qu'a prononcé la commission.
En appel le premier juillet prochain "le vrai combat, [sera de] sauver le club et lui permettre de tout remettre à plat pour lui donner les moyens de ses ambitions" déclare le président Bataillé.

Comment y parvenir ?
En septembre dernier, le président Bataillé a demandé l'avis d'un second commissaire aux comptes et à fait appel en octobre à un expert-comptable pour établir la réalité des chiffres concernant le déficit réel du STV.
Le président veut s'appuyer sur un chiffre concret (il estime le déficit aux alentours de 400000 euro), sur un exercice 2010/11 "dans les clous" (- 26000 euro) et sur un projet de redressement sur trois ans en renégociant toutes les dettes sociales du club (L'URSSAF de Toulon déclare s'y engager) pour obtenir satisfaction devant la DNCG.
Il serait en contact avancé avec un investisseur de la région Lyonnaise, déjà propriétaire d'un club de football qui souhaiterait investir dans le sporting en rachetant les parts d'A.Bencivengo (soit plus de 60% des actions de la SASP) et en mettant un apport considérable pour combler le déficit (la somme de 300000 euro a été évoquée). Une réunion qui doit finaliser l'accord entre cet investisseur et A.Bencivengo est prévue ce week-end.
Enfin, le président Bataillé souhaiterait désormais mettre en place un projet de holding financière autour du Sporting et de sa SASP ayant pour base des projets immobiliers liés au secteur professionnel du président.
Cette holding pouvant être a terme le poumon financier du club qui lui assurerait les ressources nécessaires pour jouer véritablement l'accession sportive en division supérieure.
En attendant, si toutes les conditions étaient réunies, le STV démarrerait son championnat 2011/12 en CFA avec pour seule ambition un maintien ambitieux avec un effectif composé en grande partie de jeunes formés au club et encadrés par quelques joueurs revanchards plus expérimentés...

Entre inquiétude et espoir, l'avenir proche du Sporting demeure toujours incertain, mais la solution aux problèmes reste dans les mains de tous ceux qui disent aimer le club azur et or. Devant l'imminence du péril et des sanctions, si chacun trouvait l'unité indispensable pour porter les couleurs (et seulement cela) du STV alors la neuvième agglomération Française pourrait de nouveau parler football.