vendredi 24 avril 2009

ANCIEN AZUR ET OR : STEPHANE PORATO

Il a grandit dans l'ombre de Fabien Barthez aux côtés de Jean Luc Ettori, il faisait partie des gardiens de but français les plus prometteurs de sa génération.
Début en ciel et blanc
Son père tient une carrosserie dans cette ville de la banlieue parisienne. Juste en face : le stade Yves du Manoir, berceau du Racing Club de Paris. C'est là que Stéphane connaît ses premiers émois de footballeur. "Il voulait déjà jouer dans les buts parce qu'il n'aimait pas courir. Moi je n'étais pas d'accord" raconte son père. Mais le gamin a de la suite dans les idées.
Le premier maillot !
Lors d'un tournoi, le goal se blesse, Stéphane le remplace et fait gagner son équipe. Il n'a pas encore sept ans quand il reçoit son premier maillot de gardien, un poste qu'il ne quittera plus. Poussins, minimes, cadets... Stéphane brille dans les buts avec toutes les équipes de jeunes du Racing. Ses entraîneurs, notamment Denis Troch, ont vite repéré ses qualités, notamment un sens du placement exceptionnel. Mais quand vient l'adolescence, Stéphane, inscrit en sport-étude, connaît ses premiers doutes. Alors que tous ses copains grandissent, lui reste de petite taille. Un retard rédhibitoire aux yeux des dirigeants, qui lui refusent l'entrée du centre de formation que le Matra Racing vient de créer. Pour Stéphane, l'heure est venue de quitter le club de son enfance.
Premier match en D 1, avec le Sporting ...
Avec l'aide de ses parents, Stéphane envoie des dizaines de dossiers de candidature à tous les centres de formation de D1 et de D2. Convoqué pour un essai de trois jours par le Sporting Club de Toulon, le petit parisien (qui atteindra bientôt 1,83 m) convainc l'entraîneur Patrick Storaï qui lui propose un contrat d'apprenti gardien. De ces quatre années de dur apprentissage à Toulon, Stéphane garde surtout le souvenir d'une " époque fabuleuse avec une bonne bande de copains ". Le 21 février 1993, c'est avec Toulon que Stéphane joue son premier match en D1 à Caen, remplaçant Luc Borelli blessé.
A la fin de la saison 1993, Toulon est rétrogradé en D3 pour raisons financières. C'est le Monaco d'Arsène Wenger qui récupère Stéphane, notamment recommandé par Catalano, un recruteur qui l'a connu à l'époque au Racing.
Profiter de la présence de Fabien pour progresser...
A 19 ans et demi, Stéphane intègre une équipe de stars (Dumas, Djorkaeff, Scifo...) et fait ses classes aux côtés de Jean-Luc Ettori qui termine sa carrière de joueur. Dès sa deuxième saison à Monaco, il remplace au pied levé Fabien Piveteau, expulsé face à Strasbourg au stade Louis II. Il enchaîne ensuite trois matchs sans défaite dans les buts monégasques. L'année suivante, Fabien Barthez est transféré sur le Rocher
Pour Stéphane, son arrivée signifie qu'il devra encore patienter danse rôle du remplaçant. " Plutôt que me lamenter, j'ai cherché à profiter de sa présence pour progresser " , explique-t-il. Quelques mois plus tard, Stéphane supplée parfaitement Barthez, suspendu suite à un contrôle positif au cannabis. Deux mois d'intérim au cours desquels " il a mis la barre très haut ", de l'avis même de l'entraîneur Jean Tigana. Pas assez cependant pour concurrencer le gardien de l'équipe de France dont Stéphane restera la doublure pendant encore deux saisons.
Nouvelle expérience à l'Olympique de Marseille, aux côtés de stars comme, Blanc, Pirès, Dugarry, Ravanelli...
L'offre de Marseille arrive à point nommé. Rolland Courbis, le coach de l'OM, connaît Stéphane depuis son passageà Toulon. Il lui promet une vraie concurrence avec Andreas Köpke, le gardien international allemand. Stéphane ne laisse pas passer sa chance et devient rapidement le n°1. Il flambe dans les buts de l'OM, gagnant le respect de ses partenaires (Blanc, Pires, Dugarry, Ravanelli...). Ses prestations en coupe d'Europe, notamment ses sorties aériennes et ses relances " à la Barthez " entrent dans la légende. Cette année-là, Marseille atteint la finale de la coupe de L'UEFA et finit vice-champion de France. Sur la lancée de cette saison exceptionnelle, Stéphane connaît sa première sélection en équipe de France, le 13 novembre 1999, contre la Croatie (3-0). Beaucoup le voient déjà en bleu à l'Euro 2000 aux côtés de son ami Fabien Barthez. C'est malheureusement le moment où l'OM et son gardien connaissent un passage à vide qui va vite se transformer en tempête sur la Canebière. En Février, Stéphane craque, soumis à un trop-plein de pression sportive auquel s'ajoute des problèmes de vie privée. Il écope d'une suspension pour injures envers un arbitre, puis se blesse. Adieu l'équipe de France. La fin de saison lui permet de se ressaisir. Malgré l'hostilité de certains supporters, il joue un rôle déterminant dans le maintien de l'OM en D1.
Retour sur le rocher... à l'AS.Monaco
La première année de son retour à l' AS- Monaco Claude Puel, le coach de l'époque et Jean-Luc Ettori, entraîneur des gardiens lui confient la lourde tache de remplacer Barthez parti à Manchester. Et c'est avec une équipe très largement renouvelée, que les Monégasque débutent la saison difficilement. Un temps écarté, Stéphane retrouve peu à peu son meilleur niveau et sa place de titulaire dans les buts de la principauté. Cette saison, le club terminera finalement en milieu de tableau et disputera la finale de la coupe de la ligue (perdue 2-1 contre Lyon). Ensuite le nouvel entraîneur Monégasque Didier Deschamps, fera venir le gardien italien Flavio Roma, et relègue Stéphane sur le banc. Sur le point de quitter le club pour retrouver une place de titulaire, Stéphane va finalement disputer une douzaine de matchs du championnat, suite à une blessure de Flavio Roma.
La suite de sa carrière
il sera prêté à Créteil en Ligue 2 pour la saison 2002/2003 puis reviendra à Monaco pour une saison sans aucune titularisation en équipe première…puis c’est le départ vers la Corse à l’AC Ajaccio, pour retrouver du temps de jeu avec R.Courbis qu’il connaît bien pour 2 saisons complètes avant de partir en 2006 vers d’autres cieux, une rumeur de contact avec le Sporting avait été évoqué mais finalement c’est en Espagne qu’il signera, au Vitoria Alavès (D2) puis depuis 2007 à Xérès, l’actuel leader de D2...