vendredi 23 janvier 2009

2009, LA REVOLUTION DES SIFFLETS ?



Après des tests concluants en 2008, l'UEFA souhaiterait tenter l'expérience de l'arbitrage à 5 dans le courant de l'année 2009.
L'arbitrage à 5 têtes
L'UEFA, dirigée par M.PLATINI depuis 2 ans, se montre farouchement opposée à la vidéo pour régler les litiges autour de l'arbitrage. En revanche, la fédération propose de mettre en place un arbitrage à 5 personnes (1 arbitre central, plus 2 juges de lignes et 2 arbitres de surface). Cette nouveauté permettrait de réduire le degré d'erreur dans les décisions. Les 2 responsables de jeu situés derrière les buts auraient pour tâche d'observer les contacts litigieux dans la surface de réparation, afin d'offrir un œil au plus près de l'action. Le jeu étant de plus en plus rapide, la présence d'un arbitre supplémentaire permet une couverture parfaite de la zone de vérité, et une prévention, pour les contacts qui se déroulent à cet endroit du terrain. En effet, cette double présence vise à nettoyer les surfaces notamment sur coups de pieds arrêtés. Des tests ont été effectués lors de l'Euro - 19 ans, disputé à Chypre en novembre dernier. La Ligue Nationale de Football a déposé une demande pour tester ce dispositif lors de la prochaine finale de la Coupe de la Ligue (le 25 avril 2009).
La vidéo...pour après les matchs
La question de l'arbitrage vidéo est un débat épineux, dans lequel deux avis s'affrontent. D'un côté, les pro-vidéos estiment que de nombreux résultats de matchs sont faussés par les erreurs humaines (157 recensées la saison passée en Ligue 1). De l'autre, les détracteurs, dont Michel Platini, rétorquent que l'on ne peut pas confier le jeu à des machines. De plus, certaines images, même avec plusieurs ralentis, ne permettent pas d'avoir un avis tranché, et laissent la place au doute. Pour le moment, le clivage empêche les avancées, et la vidéo n'est utilisée qu'à posteriori. Une commission de visionnage, composée d'anciens joueurs, arbitres et entraîneurs, devrait être mise en place pour établir un rapport après chaque match, concernant les sanctions à prendre ou à retirer à l'encontre des joueurs. La vidéo ne serait donc plus occasionnelle, mais systématique, et permettrait une plus grande prévention des délits, les joueurs se sachant sous surveillance.